Qui n’a pas une boite de sardine à l’huile dans son placard ? Ce n’est pas cher, c’est plein d’oméga 3 et ça dépanne ! Longtemps cachée dans sa petite boite rétro, la sardine à l’huile est devenue un incontournable de nos menus. Si on peut la déguster telle quelle, elle a aussi tout un tas de qualités pour nous séduire. Bon marché, elle est facile à préparer et à décliner sous différentes recettes. Depuis plusieurs années, les conserveries françaises ont su redonner ses lettres de noblesse à ce petit poisson qui doit son nom à la Sardaigne. On raconte aussi à Marseille qu’un jour une sardine a bouché l’entrée du port… En réalité, c’est un bateau du nom d’un ministre de la marine de Louis XVI, « monsieur Sartine », qui s’était échoué… du « t » de Sartine au « d » de sardine, il n’y a qu’un pas qui a donné toute une autre dimension à cette histoire.

Et si, une fois n’est pas coutume, nous commencions par la déguster en confectionnant une recette très simple en famille :

Toasts de sardine à la tomate
Pour 15 à 20 pièces :
• 3 boites de sardines à l’huile
• 1 baguette de campagne
• 3 tomates moyennes
• Ail haché frais ou surgelé
• Persil frais ou surgelé
• Huile d’olive

Préchauffez le four à 180° (th 6). Coupez la baguette en rondelles et faites-les légèrement dorer au four ou au grille-pain. Mélangez dans un bol l’ail, le persil et l’huile d’olive. Découpez les tomates en rondelles et disposez-les sur les tranches de pain. Répartissez la persillade sur les tomates. Déposez au- dessus un tronçon de sardine que vous aurez égouttée au préalable. Passez au four 10 minutes et dégustez immédiatement. Vous pouvez accompagner ces toasts d’une petite salade verte.

Un véritable patrimoine national
En France, c’est à Nantes en 1810 que les premières sardines en conserve sont apparues. Joseph Colin essaie alors de conserver ces petits poissons d’abord dans des pots de grès, mais ils périment au bout d’un mois. L’invention de l’appertisation (Nicolas Appert en 1795), une alternative au salage ou au fumage qui permet de conserver les aliments en les stérilisant, lui ouvre de nouvelles voies. Après avoir été étêtées, les sardines sont éviscérées et parées à la main, puis grillées. Elles sont conservées dans de l’huile d’arachide ou de tournesol. Aujourd’hui c’est la production à l’huile d’olive (au goût plus prononcé et fruité) qui domine et représente 80% du marché. Seuls quelques irréductibles consommateurs bretons demeurent attachés aux sardines à l’huile d’arachide.

Des millésimes comme pour le champagne !
Apparues il y a quelques années, les sardines millésimées ou « grand cru » sont issues de la pêche de l’année indiquée sur la boite. Certaines boites, souvent frappées de dessins originaux, sont vendues à prix d’or, car plutôt que de les consommer, certains ont choisi de les collectionner. A l’image des grands vins, la sardine se bonifie avec le temps. L’huile contenue dans les conserves entame un processus de maturation, au cours duquel l’arête centrale tend même à disparaître. Si vous vous lancez dans une collection, pensez à retourner vos boîtes tous les mois afin que la sardine puisse confire harmonieusement.

La Belle-Iloise, conserverie bretonne depuis 3 générations
Georges Hilliet, fils de pêcheur en chaloupe, a créé la Conserverie la Belle-Iloise en 1932 à proximité du port de pêche de Quiberon face à Belle-île-en-Mer. Cet accès direct à la mer est un gage de qualité pour travailler le poisson frais tout juste débarqué… depuis bientôt 90 ans, la conserverie fabrique et distribue des conserves de poissons sur l’ensemble du littoral français du Touquet à Menton mais aussi à Nantes, Paris, Lyon, Toulouse et même en Belgique. Les étapes de fabrication sont réalisées dans le respect des traditions et en majorité à la main (étêtage, étripage, emboitage etc.). Non par amour du passé mais parce que la Conserverie n’a pas trouvé mieux que la main de l’homme pour préserver la chair fragile de ses poissons.
➡️ https://www.tables-auberges.com/conserverie-la-belle-iloise/