Aujourd’hui, les préoccupations environnementales, et par extension la préservation du patrimoine et de la biodiversité, prennent une place de plus en plus importante dans le monde. C’est forte de ce constat, et riche de 22 races animales d’élevage, que la Région Normandie est allée à la rencontre de ses agriculteurs et éleveurs pour discuter avec eux et être à l’écoute de leurs problématiques.

Ces échanges ont par la suite laissé place à des concertations, et un retour nous a été fait ce mardi 5 avril au matin.

La Région Normandie a ainsi identifié 4 priorités dans le cadre de la mise en œuvre d’une Fédération des races normandes :

  • La conservation des races patrimoniales normandes
  • L’accompagnement des éleveurs
  • La structuration des micro-filières, créatrices de valeur ajoutée
  • Le développement de l’attractivité du territoire autour de l’identité des races normandes

Ces préoccupations s’articulent à leur tour autour du deux volets patrimoniales : un animal et un végétal.

Pour ce qui est du volet animal, les éleveurs ont exprimé le besoin de se fédérer, d’être visible, et de partager des valeurs. Il semblerait aussi que la création d’une marque pour les races locales soit indiquée. Pour répondre à ces besoins la Région Normandie à alors proposé trois niveaux d’actions. Un premier niveau commun à toutes les races qui aurait pour utilité de fédérer ces dernières. Un deuxième niveau, spécifique à chaque race, qui œuvrerait pour l’accompagnement technique des éleveurs actuels et futurs, la création de référentiel et la formation. Et enfin un troisième niveau, individuel cette fois-ci, qui s’attacherait à l’accompagnement financier à l’installation et à l’investissement, et à l’acquisition de cheptel.

Concernant la valorisation du patrimoine agricole normand au travers du végétal, il y a là tout à construire. La « structuration » est alors le mot d’ordre. Face à l’important besoin d’apport de connaissances et d’accompagnement des parties prenantes de cette industrie, la Région Normandie suggère dans un premier temps la mise en place d’une classification en 3 pôles que sont : potager & céréales, vergers et horticultures. Par la suite un plan d’action à deux niveaux pourrait alors se déployer. Avec là encore un premier niveau commun à tous qui s’attacherait à la réalisation d’un inventaire, de sites vitrines, d’étude de marché et de communication. Puis un second niveau spécifique à chaque groupe.

Tables & Auberges œuvre aussi à l’échelle nationale pour la valorisation du patrimoine agricole notamment en mettant en avant les artisans et producteurs locaux ou encore en ayant développé la distinction  « Toque Verte ». Distinction qui est décernée aux restaurateurs et/ou hôteliers qui adoptent une démarche éco responsable afin de privilégier les productions locales.