La plupart des chefs vous le diront, la bonne cuisine se fait avec amour. Leur amour pour la gastronomie, qui trouve souvent son origine du côté de leur maman, et qui a suscité de nombreuses carrières, à l’instar de Yannick Delpech (L’Amphitryon à Colomiers) : « Mon pêché mignon est le cassoulet de ma mère…  J’ai commencé la pâtisserie très jeune vers 8 ans, c’est ma mère qui m’a donné le goût de cuisiner… ». Sabrina Chaumet (Restaurant Aigue-Marine à Tréguier) garde elle aussi de jolis souvenirs gourmands : « Quand j’étais malade, je demandais à ma maman de me préparer « le petit poisson dans l’eau ». Il s’agissait d’un lieu jaune poché au court bouillon et cuit avec une noisette de beurre de baratte…. C’est sans doute pour cela que vous trouvez encore du lieu jaune sur ma carte… ». Quant aux desserts qui ont marqué notre enfance ? « J’ai le souvenir de la mousse au chocolat de ma mère… la vraie… » explique Jean-Michel Llorca (Restaurant Alain Llorca à La Colle-sur-Loup).

Rien ne remplacera les bons petits plats de maman

Qui n’a pas gardé dans un coin de sa tête une recette de sa maman ? Celle qui nous fait saliver rien qu’en l’évoquant… Dans l’équipe de Tables & Auberges de France, on se souvient aussi des bons petits plats de la maison et des recettes maternelles qui ont jalonné notre enfance. Ainsi, Jean Lanau notre président-fondateur raconte : « Ma maman était picarde. Elle nous préparait une sorte de pot au feu de légumes (sans viande) avec des carottes, des poireaux, des pommes de terre… puis elle faisait blondir une grande quantité d’oignons qui venait recouvrir les légumes, liant le tout avec de la crème fraiche… un vrai régal… ». Pour Sarah Rasponi (Chargée des éditions et des réseaux sociaux), c’est l’incontournable poulet du dimanche : « Vraie institution à la maison le dimanche midi, le poulet de ma maman avait un goût incomparable et inimitable, elle y mettait des herbes de Provence, de l’ail… je n’en ai jamais mangé d’aussi bon ! Ce que j’aimais par-dessus tout c’était la peau grillée. Rien que d’y penser j’en ai l’eau à la bouche ! ». La madeleine de Proust d’Elsa Gleizes (Chargée de Production) s’appelle la semoule au lait, une recette simple mais efficace : « Semoule, lait, sucre, une pointe de vanille… l’odeur de la gousse de vanille jetée dans le lait en train de chauffer… et le petit plus de ma maman, les raisins secs ! ». Pour ma part, je garde le souvenir de la langue de bœuf à la sauce madère accompagnée de champignons de Paris. L’odeur du Madère embaumait toute la maison et même si la langue au prime abord n’est pas le plat préféré des enfants, il est toujours l’un de mes favoris !

Une fête universelle

Même si la fête des mères est célébrée dans le monde entier, les festivités ont lieu à différents jours de l’année. Son origine remonte à l’antiquité grecque où l’on fêtait la déesse Rhéa, mère de Zeus. Les romains, eux, célébraient une fête religieuse « Matronalia » le 1er mars en l’honneur des matrones. En Angleterre, un « Mothering Sunday » a vu le jour en 1600. Ce jour-là les domestiques pouvaient visiter leurs mères et passer la journée avec elles. Mais c’est Anna Marie Jarvis qui est connue pour être à l’origine de la création du jour de la fête des mères aux Etats-Unis. Ayant perdu sa mère le deuxième dimanche du mois de mai en 1906, elle a lancé une campagne pour exaucer le vœu de sa maman, à savoir la création d’un jour de fête en hommage à toutes les mères. Sa lutte porta ses fruits en 1914 lorsque que le texte fut approuvé par le gouvernement américain. Chaque année depuis, le second dimanche du mois de mai est un jour férié aux États-Unis. En mai 1950, la loi française du 24 mai a reconnu la fête des mères, signée par le président de la république Vincent Auriol. La fête des mères est fixée officiellement au dernier dimanche du mois de mai.

Il existe mille et une façons de célébrer la fête des mères qui aura lieu ce dimanche, que ce soit à l’aide d’un petit cadeau (personne n’a oublié le sempiternel collier de nouilles qui ne sera jamais porté mais qui fait la fierté de notre maman…) ou d’un plus gros présent. Evidemment, on n’est pas obligé d’attendre la fête des Mères pour témoigner notre amour et notre gratitude pour tout ce qu’elles accomplissent pour nous depuis notre naissance. Fleurs, bijoux, parfum ou encore petit déjeuner au lit, chaque maman mérite une attention particulière pour la célébrer.

Si vous voulez vraiment faire plaisir à votre maman, commencez donc par lui faire un gros bisous dimanche 29 mai et offrez-lui un moment privilégié dans un bon restaurant. Nombreux sont les chefs qui ont concocté un menu pour ce jour spécial. Pour vous aider, nous vous avons déniché des adresses 100% Tables & Auberges de France… www.tables-auberges.com/bons-plans/

Bonne fête à toutes les mamans !

Annie Mitault